28.2.05

20ème séance

séance du 23 février 2005

Dans le grand studio de 9h à 11h
3/4 d'heure d'échauffement qui passe par les bras en croix tendus le corps droit les jambes et pieds joints pas bouger respirer accentuer le déséquilibre qui se présente au portail et lentement basculer sur un pied (ils s'écartent, l'un monte, les jambes aussi) pas bouger — que le vent qui des herbes etc
Fermer les yeux ; dans ce noir et la salle se déplacer

je regarde les murs le sol le plafond je regarde encore je regarde les portes j'avance au milieu de la salle regarde mes pieds regarde autour de moi retourne à un mur revient au centre et
lève un bras au-dessus de la tête qui maintenant me pend et m'emmène au bout d'un palan les pieds presque plus au sol (retrouver l'usage de ses jambes, les chevilles répondent mal, trop tôt où trop tard, les genoux plient et s'endorment, c'est le bras en haut tenu qui porte) l'autre main en asperge sur une assiette ; une truite au bord du plateau de la table c'est à dire entre les fesses ; ainsi déambuler avec parfois un saut parenthèse et de plus en plus (pratique habilité usage) s'arrêter et se retourner pour saluer ceux qu'elle quitte

Ce sont des figures

J'allume la caméra et à quatre pattes dans un périmètre idoine :
se déplacer lentement pesamment des quatre membres souples et résignés du félin en déprime peu de pas à la fois longs arrêts repartir vers rien (la cage ne bougera pas) et les hanches basculées qui s'affaisse au sol on est assis dessus si les bras plient on se couche à demi ou tout plat jusqu'à la tête qui s'enfonce mais parfois plutôt rouler sur le coté et le dos les membres mous écartés indolents balançant pas bouger attendre se relever — on saura combiner
et combiner avec
depuis sur le dos les membres mous écartés indolents
les lever plus mais pas si vaillant jusqu'à un tombé du ciel déjà usé
basculer à droite puis à gauche et encore de chaque côté et toujours au sol chasser — mais au même rythme — les pieds et les mains autour de l'axe du tronc qui entraîné bascule puis sur le dos sans perdre la fatigue de la captivité elle le soulève (relever peu les bras et les jambes) et le redépose mais ici comme un fauve au cirque

Plus tard j'ai éteint la lumière et à la lumière des plots de sécurité, faire des traversées en devenir/gisant du bout des doigts (à peine les mains qui tirent) avec parfois se retourner pour saluer ceux qu'elle quitte ; petit à petit les pas sont plus amples des jambes ouvertes qui vont en s'écartant légèrement les pieds tendus en avant les bras qui s'arrondissent tendus les mains ramenées vers l'intérieur les doigts et le pouce en baguettes de sureau (si on taille ça peut faire sifflet) le dos très droit la tête tirée (si peu) vers l'arrière — altière ?

Comments: Enregistrer un commentaire

<< Home

This page is powered by Blogger. Isn't yours?