26.4.05

27ème séance

séance du 13 avril 2005

dans le grand studio de 14h à 17h pour préparer l'état des lieux du lendemain (présentation du travail le jeudi 14 avril 2005 de 19h à 20h)
j'ai le projecteur vidéo le lecteur de dvd la chaise l'ensemble des comptes rendus relié d'un boudin blanc qui fait un objet auquel m'accrocher j'ai une bouteille d'eau

E. arrive à la fin d'un échauffement tout raide tout dur, je me retourne, elle me sourit, je me dit elle se moque parce que je suis tout raide tout dur, je dis on va faire ceci cela je suis un peu anxieux, elle dit j'ai bien vu ta nuque

j'ai découpé l'état des lieux en parties qui alternent lecture d'extraits de comptes rendus et moments dansés — je ne danse pas forcément ce que je lis ;
E. scande le décompte de ces périodes auquel je me soumets ou pas ;
projetées sur le mur du fond côté jardin (ou cour ?), cinq minutes de vidéo agencées sur une durée d'une heure : des raisons d'être_danseur ; + trois séquences sonores : échantillons répétés de reprises de batterie (led zep entre autres — cf. séance du 7 janvier)

à la lecture je m'ennuie un peu, pas de vrai statut, seulement : bien lire ;
parfois je bouge ce que je lis ; un autre mouvement apparaît ; p.e : je lis à nouveau les bras tendus pas trop devant les mains en retour l'une vers l'autre presque jointe pause puis les bras lentement s'arrondissent les jambes fléchissent pause puis pencher le buste — d'abord rotation horizontale des épaules et des bras vers la droite puis le buste le talon droit qui se soulève pointe au sol plie la jambe les reins creusés — plus le bras droit se retire en arrière avec épaule et partie du dos qui tire la nuque et la tête regarde où va la main droite pendant que le gauche conserve sage son arc isolé
et je fais assis sur l'avant de la chaise les jambes écartées pas trop lunettes sur le nez le texte dans la main gauche je lève le bras droit en l'écartant du corps le poignet cassé à 90° la main verticale paume vers l'intérieur je la regarde qui s'éloigne comme le bateau du port et afin de continuer à lire rapproche d'un mouvement circulaire étendu ascensionnel ma gauche de ma droite pendant que mes reins se cambrent les talons se soulèvent je suis toujours assis ma main droite tire vers l'extérieur mon bras gauche s'arque

sinon

je danse ma masse : debout droit les bras le long du corps les mains au bout ;dilater la chose qui est moi sans raideur dans son maximum d'air déplacé ; détendre et occuper

aussi

au fond du jardin il élabore sa vengeance + sur la terrasse il passe à l'action (séance du 7 avril) : des gestes commencés jamais aboutis, la main paume vers le haut le pouce ramené au-dessus ; le poignet cassé vers l'intérieur et le bras qui emmène le tout vers devant et partir à l'extérieur mais nulle part donc
ou
le même et l'autre bras monte pose la main sur le poignet mais déjà plus là
ou
le pied —coup vers l'extérieur, voûte voûtée — tire la jambe pour un pas de ballerine (le genou y fait rotule) et la cheville casse tout de suite ; il faut rattraper tout le corps qui s'affaisse
ou
reculer au fond et sur la pointe des pieds lever les bras au-dessus de la tête — avoir quelque chose à prouver
ou
les épaules collées aux oreilles, les bras tendus arqués devant le ventre les poings fermés sur un guidon (on sent le casque)
ou
de là un bras reste l'autre s'écarte pivote le poignet vers le haut comme on play-back de la guitare
plutôt basse
ou
de l'un ou l'autre des précédents les bras ramenés remontent les poings à la hauteur et alignement des épaules — il faut serrer

et restent

plus

sur la pointe des pieds
jambes droites
un bras écarté complet léger arc la main verticale paume à l'intérieur (parfois les doigts s'arrondissent, parlent de prendre)
le poing opposé ramené sur le sternum
le bras plié coude vers l'avant
regarder devant ou la paume au bout du bras écarté complet léger arc

plusieurs fois/y revenir/plusieurs fois

le même mais avec un pied dans l'autre
c'est à dire le gros orteil de l'un (vertical) posé entre le gros et l'index de l'autre (au sol)
de cet équilibre plusieurs fois

aussi

des chutes d'après une photo distribuée pendant le Dior n'est pas dieu d'Y.N. Genod
il faut finir au sol sur le côté appuyé sur un coude l'avant-bras pas encore posé poignet cassé au bout l'autre bras appuyé sur le côté supérieur du corps la tête retenue s'affaissant une jambe sur l'autre légèrement pliée la supérieure plus que sa soeur
je pars de ma masse et choit
beaucoup
ne pas retenir
ne pas se blesser
choir
genoux-cuisse-hanche-coude
encore repérer la position d'arrivée et recommencer
à droite puis à gauche
à gauche c'est plus gauche moins vive plus relâché surpris ça choit mieux vraiment
beaucoup
ne pas retenir
ne pas se blesser

aussi

de la traversée café muller en prenant le temps en arrêter souvent en repartant en faisant attention aux bras posés sur le torse tendus vers le bas les mains offertes tirées un petit creux dans la paume
en faisant attention aux pieds — comment ils quittent le sol comment ils le rencontrent comment ils y restent comment les genoux verrouillent/déverrouillent comment les cuisses tentent de s'échapper par le haut comment les surveiller ; autant de choses que j'oublie et que je sais

Comments: Enregistrer un commentaire

<< Home

This page is powered by Blogger. Isn't yours?