26.7.05

40ème séance

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séance du 21 juillet 2005

Dans le petit studio de 16h à 18h marcher dans un coin 1 2 3 4 5 6 7 8 (en 8) lâcher le cou pas insister marcher dans un coin
au fond à droite du petit studio il y a une sorte d'alcôve comme une grande cheminée de demeure à griller un bœuf quelque chose comme quatre mètres d'ouverture sur un de profondeur et deux de haut
j'ai en posant la caméra au milieu de la salle délimité un espace partant de ce coin
c'est là que tout se passe il y a un coin on voit tout de la diagonale du coin — le bœuf dans l'âtre à défaut d'herbe
beaucoup de choses lancées pas travaillées abandonnées ; reste marcher et articulations (comme la neige qui tombe à gros flocons dans un air vide de courant)

toujours marcher
le long des murs
ou partant du coin diagonale levant les pieds/genoux pour un 4/8
et en arrière aussi puis avant ou côté et stop gonfler le ventre
alors sur un pied pas bouger/attendre
reprendre la marche lâcher le cou les bras pas là pas de bras [pas en moins, mais pas besoin sinon marcher sur le sol (penser : lire "lors je peux voler la tête baissée dans la terre" quand il est écrit "lors je peux courir tête baissée dans la terre")] marcher toujours 1 2 3 4 5 6 7 8 l'œil donne la direction la tête flotte et tergiverse — un C3PO détendu — les pas suivent
alors arpenté le cou lâché
pivoter sur la plante en faisant siffler le sol lâcher le cou
aussi en arrière au deuxième pas lancer (et de plus en plus la jambe pendule qui balaie sur le côté arrière et incite à suivre) le pied extérieur pour un quart de tour et pose et marche 1 2 et lance le pied
quatre fois font un tour
plusieurs tours de suite les yeux suivent
ne pas dépasser le quart du tour
plusieurs tours qui font bordure propre au pas : le volume d'un pas

parfois devant le mur stop et avancer épaule et visage comme le cheval broute un chapeau fleuri et arrière avant marcher encore (4/8, 2/8, 8/8) et penser articulation
alors
de l'épaule monter le bras plié du coude à 90° paume ronde vrille vers le visage (déport droit) et l'autre main ronde aussi devant le visage comme à la radio photographie les traits au fur et à mesure que monter et descendre le long de ma bouille (je suis le fils)
puis l'un tirant l'autre c'est aussi le bras qui rond lâché du cou regarde et visite le front le nez les yeux les tempes
tout est là dans le bras qui photographie le corps (un corps rêvé sans organe qui fait danser à l'envers). Penser : le mouvement traverse part du pied vers la main

marcher partout (périmètre du coin, john wayne en vichy rose et chapeau de paille beurre frais : il cherche une enfant) lâcher du cou (john wayne à la fin quand il ne rentre pas dans la maison, mais s'éloigne vainqueur de sa haine)
marcher et suspendre le pied en pas espagnol (2/8)
marcher et ramener la jambe en arrière avec bascule du corps et les mains viennent du dos des doigts caresser le sol la seconde avant décrochage

marcher lâcher le cou et
incantations des deux bras comme en répétition — les chanteurs ne sont pas tenus de chanter à pleine voix — deux bras lancés vers le haut côté gauche côté droit légère parenthèse du corps
puis
d'un bras seul qui présente la tête et l'anime (il faut qu'on voit bien tout) la pivote, la main vole autour de soi le bras au bout, descend bas
et deux mains
car (fléchi bas sur les jambes dos droit coudes au corps paumes ouvertes tendues vers le haut avancent et reculent des coudes/avant-bras bielle/arbre à came) baiser la table

pause

marcher
arpenter le périmètre
remplir le coin de volume de pas (ou pas ?)
arpenter lentement (c'est dur lentement, il faut faire doucement, lâcher le cou) le périmètre (et plus ; parfois on sort je disparais, je nous entend hors) en regardant en haut en bas à droite à gauche : flotte et tergiverse
nonchalamment la main ondule le bras vers le bas (pas d'effort! pas de bruit! pas de livret 15 pages quadri) relève
amène le reste (le corps) contre le mur pose l'avant-bras contre le mur (pause)
— ce sont le dos et le bras qui voient le mur et s'y collent, s'appuient et glissent vers le bas
voltent
l'ours contre l'arbre la feuille contre l'arbre — le fils du platane (il pense : articulations alors chaque du corps se révèle, s'anime, est un départ potentiel, les départs sont partout dans la mare, ni soubresauts, ni saint-guy, plutôt flagelle fragile sous l'optique d'ici à là de là à ici)

articulations c'est les épaules, c'est le dos, c'est le sacrum qui voient et guident (avancer en regardant du dos, du cul) et les bras levés fléchis en victoire mains ouvertes, le tronc vrille (lève les pieds alternativement sur leur pointe la jambe pivote et plie) montent descendent voyagent les mains maîtresse du corps qui suit
penser articulations quand une épaule se relève derrière un bras fléchi devant le ventre hanches déhanchées pied à plat

penser cadre quand les bras pliés à 90° un au-dessus de la tête l'autre main au ciel font bordure, domaine

penser articulations quand au mur appliquer bras et joue
rouler sur le mur
appuyer les omoplates et
jambes écartées fléchies sur la pointe des pieds bras levés écartés poignets cassés avant-bras frottant le frais du mur : faire elvis (mieux que bowie écrasé dans la cour)

après n'en parlons pas
sinon du
droit en avant pas raide
droit en arrière pas raide
comme un arbre en lui-même fait le roseau ; en place


pas fait (et tant mieux)
culbuto + main d'appui
le saut d'agneau
le cheval digne
courir en rond des jambes
danse des jambes
les singes
le monument aux morts
la contorsionniste (?)

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