20.10.05

43ème séance

séance du 14 octobre 2005

après une nuit blanche
torse nu dans le petit studio de 10h à 12h
j'ai apporté les comptes rendus des séance depuis le 3 mai — assis par terre je les lis et biffe je suis le solide, des propositions de déséquilibre et tomber d'un poney dans new-york ; je biffe une tentative de dénouer ; je biffe quelque chose à propos de peuplier et la phrase de dubosc travaillée en stage avec asselineau

échauffement au sol s'étirer — fatigue
j'attends
je me relève en roulant sur moi-même (et qui d'autre ?) et marche ; marche et arpente ; en tous sens sans précipitation sans intention sinon être là qui marche ; petit à petit mon esprit s'échappe je me promène dans la salle — manque plus que le chien ; je reviens à marcher dans la salle arpenter sans intention sinon moi ici

et
tout en marchant : stop debout les bras le long du corps orteil dans orteils lever le bras droit pour la main posée sur le poignet sans tension sans intention ; attendre ; relâcher le bras mais toujours en l'air remonter le bras mais sans tension sinon le geste mené au bout
marche et : stop jambes ramenées tendues bras gauche haut tendu tire le dos tendu les hanches — du bassin fausse équerre des épaules
un pas et
elle salue ceux qu'elle quitte : jambes arquées écartées cul bas de dos regarder en arrière par-dessus l'épaule gauche main gauche ouverte en queue de coq au-dessus des reins main droite en haut du bras arqué au-dessus de la tête (perpendiculaire à l'autre main elle fait crête)

je m'allonge et attends — fatigue

re-échauffement (eliet : plusieurs parties du corps travaillées tranquillement simplement avec entre chaque fermer les yeux et laisser faire, c'est à dire, sentir quoi se passe où, sans juger) puis
je suis assis un pied ramener contre la cuisse opposée je bascule vers le genou plié roule sur le côté passe le bras opposé sous le ventre il m'entraîne je roule sur le dos les jambes suivent écartées la première au sol hisse le buste quand la deuxième se pose je bascule ma tête entre mes jambes écartées pas assez souple pour toucher le sol du front alors je prends mes tibias à pleines mains bascule et roule sur le dos culbuto lâcher les jambes qui plient et passent sous le ventre je suis à genoux les bras le long des cuisses rouler sur une épaule en dépliant la jambe opposée qui s'écarte et stop sur le côté alors la jambe comme un mauvais mat
ainsi toute la salle

je me souviens je suis le solide alors : sur les genoux et la pointe des pieds, les coudes avant-bras et base des poings, la tête ramenée pendue dans les épaules, je suis le solide, l'œuf carré, l'armure dans dune
je bascule le plus lentement possible pour une révolution complète sur moi-même (qui d'autre ? anticipant sentant chaque point d'impact avec le sol
je suis le linteau
je suis le moellon
je suis la maison (dedans des post-it avec sa photo à lui) que tu roules devant moi
je suis ma maison que tu roules devant moi moi dedans il faut rouler avec accompagner la chute et au dernier moment sauter en l'air juste avant l'impact pour ne tomber que du haut de son saut ; vous me suivez ?
mais ça ne marche pas très bien c'est trop dur bien trop dur ce n'est rien rien qui vaille
j'arrête

quelques jours plus tard j'en ai vu une qui de la main au bout du poignet les doigts en corolle endormie l'oscillait comme visse/dévisse une ampoule et stop pour pointer de l'index le sol (le bras légèrement tendu décollé du corps) le doigt hoquète vers le bas
plus tard qui pendu par une main à une poutre n'était que posé sur la pointe du pied

lundi 31 octobre à 20h <être_danseur/état des lieux final>, Micadanses 15, rue Geoffroy l'Asnier — entrée libre

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